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EXEMPLES DE RECHERCHE
Extrait du corrigé : Si l'animal ne s'aide pas d'outils c'est que ses organes lui suffisent généralement, sauf chez certains singes, dont le développement cérébral est suffisamment conséquent pour qu'ils puissent chercher d'autres moyens pour atteindre un but (usage de bâton, quoique cet usage soit souvent de circonstance, cf les analyses de Merleau-Ponty dans La structure du comportement, ou peut-être mimétique). II-L'homo faber. Pour Bergson l'homme, en vertu de son intelligence fabricatrice, doit être considéré comme homo faber plus que comme homo sapiens. L'outil est l'indice d'une intelligence, parce que c'est le signe d'un détour, l'instinct essaie d'atteindre son but sans médiation, il ne connaît pas de détour, l'animal a un organe adapté à la tâche qu'il a en vue, il procède par essai et erreur mais est incapable du détour par l'outil. Tandis que l'instinct est rivé à sa tâche et que son être se résume à cette correspondance vitale pour l'animal, l'intelligence est caractérisée par sa grande plasticité. Celle-ci est exprimée par Bergson dans la formule étudiée, en effet la possibilité même de l'outil implique une inadaptation, or l'intelligence n'a pas le choix, pour se corriger, s'adapter tant bien que mal, elle devra être plastique. C'est aussi pourquoi aucun outil n'est fondamentalement adapté à une tâche singulière, l'utilisation d'outils tient du bricolage, c'est-à-dire implique le ratage, étranger a priori à l'instinct. L'intelligence incarne donc la faculté de fabriquer des « outils à faire des outils », parmi lesquels la main est la première. Cette faculté est corrélative d'une distance de l'homme à la nature et de là naît la possibilité même de la domestication de la nature par l'homme, comme il n'est pas à distance d'elle, l'animal ne peut y prétendre. III-Conséquence : l'homme crée son propre milieu.
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