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Extrait du corrigé : En quoi l'État a-t-il été nécessaire ? Qu'est-ce que sa présence a apporté ? L'État est-il le seul moyen d'échapper à la violence ? à l'injustice ? Qu'est-ce qui définit vraiment l'État ? Problématique: On notera que la question invite à comparer l'État et l'absence d'État comme 2 maux, dont il faudrait choisir le moindre. serait donc hors sujet tout devoir pourtant sur l'État en général*. C'est sur les risques les dangers que comporte l'existence d'un État qu'il faut se pencher; qu'y a-t-il à craindre dans L'État ? voilà la question qu'il faut commencer par poser. Cette question n'est pas seulement une question de fait, et il ne suffirait pas d'énumérer les méfaits des États, qui n'est réalisée aujourd'hui nulle part, ne peut être envisagé dans l'imaginaire abstrait et il faut se demander dans quelle mesure la suppression (anarchisme) ou le dépérissement (marxisme) de l'État peuvent constituer des objectifs politiques réels.
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L’Etat apparaît au Sumer et en Egypte, vers 6000 avant Jésus-Christ. Les historiens supposent que l’Etat est né pour organiser des grands travaux d’irrigation. Il procurait en échange la sécurité aux agriculteurs. L’Etat avait déjà à cette époque un corps régalien (qui ne produit pas mais vit de la production et l’organise). Ainsi avec l’Etat naît le pouvoir légitimé ; Max Weber dira que « l’Etat a le monopole de la violence légitime » (Le savant et le politique). Ce qui implique que la violence est l’instrument du pouvoir. L’Etat en ce sens est ce pouvoir d’instituer des lois, qui peuvent être arbitraires, à toute la société sous son régime. D’autre part, l’absence d’Etat organisateur peut entraîner de la même manière l’arbitraire de quelques uns, en ce sens que l’Etat du plus fort (physiquement) prendrait place en instituant des droits inégaux. On peut montrer désormais que l’Etat est à craindre quand il ne répond pas au devoir de liberté pour tous, c’est-à-dire quand seuls une minorité s’arroge le droit de diriger un peuple.
« Ce n'est pas la violence qui restaure, mais la violence qui ruine qu'il faut condamner. » Machiavel, Sur la première décade de Tite-Live, 1531 (posth.)
« La violence se donne toujours pour une contre-violence, c'est-à-dire pour une riposte à la violence de l'Autre. » Sartre, Critique de la raison dialectique, 1960.
« Il faut concevoir l'État contemporain comme une communauté humaine qui, dans les limites d'un territoire déterminé [...], revendique avec succès pour son propre compte le monopole de la violence physique légitime. » Max Weber, Le Savant et le Politique, 1921 (posth.)
« L'État, c'est le plus froid de tous les monstres froids. Il ment froidement; et voici le mensonge qui s'échappe de sa bouche : "Moi, l'État, je suis le Peuple." » Nietzsche, Ainsi parlait Zarathoustra, 1883-1885.
« L'Etat ne poursuit jamais qu'un but : limiter, enchaîner, assujettir l'individu. » Max Stirner, L'Unique et sa propriété, 1845. L'État signifie pour Stirner la négation même de l'individu, de la puissance individuelle, de la propriété individuelle. Dans l'État, le moi se voit contraint de poursuivre des buts collectifs et de respecter des règles qui sont conçues pour s'appliquer à tous. L'État implique la « mutilation » du moi.
« Ce gros Léviathan, qui est fait d'une masse d'hommes, fait voir des pensées d'enfant en bas âge; ou plutôt il ne pense point. » Alain, Propos, 1935. Alain reprend ici la métaphore inaugurée par Hobbes, qui comparait l'État détenteur du pouvoir absolu au Léviathan, monstre marin évoqué dans la Bible.
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