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EXEMPLES DE RECHERCHE
Extrait du corrigé : . finalement sur notre communication avec le monde comme premier établissement de la rationalité. » (Merleau-Ponty, La phénoménologie de la perception, avant-propos). · Si donc la pensée scientifique se construit en s'opposant à l'expérience commune, elle ne peut renier une expérience primordiale de communication avec le monde, car ce serait se couper de sa condition de possibilité. Cette expérience primordiale est un savoir du monde qui est d'abord inscrit dans le corps : « Ce n'est pas le savoir scientifique qui [...] permet d'acquérir le savoir contenu dans le livre [ ...] mais le savoir-mouvoir-les-mains, le savoir-tourner-les-yeux - le savoir de la vie ? » (M. Henry, La barbarie). · On comprend dès lors que le penser contre l'expérience ne peut pas être légitimement systématisé. L'expérience reste, et doit rester, une source originaire de connaissance, qui certes doit être interroger (notamment dans la science), mais nous ne devons pas pour autant la décrier systématiquement. III- Le risque d'une pensée illégitime : le penser au-delà de l'expérience · On comprend en réalité que l'articulation du fait et du droit est tout à fait possible sous certaine condition, dans certains domaine ; mais on ne saurait en aucune systématiser cette articulation. · Or, c'est ici qu'il faut prendre garde au « penser contre » se l'on transformerait en un « penser au-delà » de l'expérience.
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soi-même opinions penser renoncer l'expérience mort autrement contre objectivité nous-mêmes autrui meilleur partir admettre sans science connaître pouvons-nous démocratie recevables toute par régimes qu'à
· Eléments de définition
Penser =
1. Acte de saisir immédiatement l’intelligible, dans une intuition pure de tout élément sensible.
2. Acte de rassembler les éléments de la représentation. Plus spécialement chez Kant : l’acte de ramener la synthèse du divers du sensible à l’unité de l’aperception intellectuelle.
3. La faculté de prendre du recul devant l’existant immédiat ou de s’élever à l’universel. (Hegel, Phénoménologie de l’esprit)
Expérience = Du latin experientia qui signifie essaie, expérience et de experiri qui signifie essayer, éprouver.
1- Rencontre et pratique active d’une réalité d’où l’on reçoit information et formation, favorisant savoir et savoir-faire.
« Instruction acquise par l’usage de la vie » (C. Bernard) en général (Expérience de la vie). Elle n’est, dit Hegel, une « supériorité de l’âge mûr » qui si elle témoigne de « l’amer travail de l’esprit ».
- Hegel, Encyclopédie des sciences philosophiques, Sciences de la logique, Additif, § 80. / Encyclopédie des sciences philosophiques, §396.
2- Contact plus ou moins originaire du sujet de la connaissance avec la réalité.
Les données sensibles avec lesquelles l’esprit est en rapport dans l’élaboration et/ou la validation de ses connaissances et de ses théories.
A la différence de l’observation, qui permet de classer plus que d’expliquer, elle est une investigation active, qui pose des questions à la réalité et formule des problèmes et des hypothèses.
- Aristote, La Métaphysique, Livre A, I, 981 a 15-25.
- Hume, L’homme et l’expérience.
- Locke, Essai philosophique concernant l’entendement humain.
- Kant, Critique de la raison pure, introduction, 1er édition.
3- Synonyme d’expérimentation : procédures expérimentales par lesquelles on cherche à vérifier une hypothèse. On appelle alors « expérience » les « faits qui nous fournissent cette instruction expérimentale des choses ».
- Bernard, Introduction à l’étude de la médecine expérimentale.
- Kahn, Théorie et expérience.
- Duhem, La théorie physique, son objet et sa structure.
· Angles d’analyse
Il s’agit ici de s’interroger sur la double dimension du pouvoir : à la fois de fait et de droit. Il s’agit en effet de s’interroger sur la capacité effective de penser contre l’expérience, mais aussi sur la légitimité d’une telle pensée.
Il faut également se demander ce que signifie « penser contre » l’expérience : cela revient à se demander, en effet, dans quelle mesure la pensée est indépendante de l’expérience lorsqu’elle agit, se forge des idées, organise une connaissance.
Il s’agit donc d’analyser, en creux, le fonctionnement de la connaissance pour savoir si nous devons obligatoirement recourir à l’expérience lorsque nous cherchons à connaître ou, si ce n’est pas toujours le cas, et en quel sens cela reviendrait à penser « contre » l’expérience.
Mais, plus profondément, c’est la légitimité d’une telle possibilité qui est ici à la question : pour cela il faut arriver à définir rigoureusement ce que signifier pense contre, est-ce penser malgré ou au-delà ?
Problématique
Peut-on articuler la possibilité technique du « penser contre l’expérience » à la légitimité d’une telle pensée ? Est-il possible, à la fois techniquement et légitimement, que la pensée s’élève suffisamment pour avoir le recul de former quelque connaissance contre ce que les apparences et les illusions de l’expérience nous donnent ? Penser contre l’expérience signifie-t-il systématique contredire l’expérience (par une expérimentation par exemple) ou bien seulement malgré elle ? Ou bien penser au-delà ? Il s’agit donc de s’interroger principalement sur la double dimension du terme de « pouvoir », et ce à travers la définition rigoureusement de l’expression « contre l’expérience ».
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